Lundi 28 juillet 2008


    De tout temps, les gouvernements ont clamé haut et fort vouloir lutter contre le travail au noir considéré comme comportement inadmissible car il revenait à voler l'Etat de cotisations sociales dont les artisans devaient, eux,  s'acquitter, en un mot un comportement anti social de la part des "méchants" qui le pratiquaient...
    Que penser alors aujourd'hui de l'attitude du pouvoir qui encourage le "travailler plus pour gagner plus" en donnant la possibilité aux travailleurs d'effectuer des heures supplémentaires dispensées de cotisations sociales et de plus non déclarables au fisc?

    Moins d'argent pour la Sécurité Sociale et donc le trou de la sécu qui se creuse... tout cela pour faire plaisir à quelques-uns à moindres frais !

Qu'en pensez-vous, vous? commentaires bienvenus si tant soit peu argumentés

Par LUCAS - Publié dans : FOUTAGE DE GUEULE
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Samedi 26 avril 2008
DE QUI SE MOQUE-T-ON ?



L’année 2007 étant achevée, la déclaration de revenus pointe le bout de son nez en cette fin avril 2008. Or, cette année 2007 a vu comme chacun a pu s’en rendre compte, les carburants augmenter à la pompe de façon assez spectaculaire. Penchons- nous sur les données chiffrées :

 

·        Début 2007, le prix du gasoil était de 1,026€ le litre et en fin d’année 2007 de 1,223 €

 

L’augmentation  de la dépense en pourcentage pour l’année 2007 a donc été de +11,92%

 

·        Dans le même temps, le service des impôts a révisé sa grille de calcul des frais réels liés au transport par véhicule particulier. Ainsi, pour un véhicule 7 CV, l’indemnité kilométrique qui était, pour un contribuable parcourant pour son travail 12000 km annuels de 0,305 € par Km en 2006 est royalement passée pour 2007 à 0,309 € par Km…

 

L’augmentation en pourcentage entre 2006 et 2007 a été dans ce cas de +1,31%

 

En clair, pour les frais réels de transport, si vous parcourez 12000 km par an avec une 7CV diesel , ce qui est facilement atteint pour des allers-retours domicile/travail, vous enlèverez à ce titre sur votre déclaration « frais réels » la somme de (12000x0,309) + 1180 soit 4888€ contre (12000x0,305) +1163 soit 4823€ l’année précédente pour les mêmes allers-retours.

 Ce petit calcul simple permet de mettre en évidence que les frais réels reconnus par les impôts seront diminués pour l’année 2007 de + de 10%...et donc qu’à salaire équivalent, vous paierez davantage d’impôts ! Quelle conclusion quant au pouvoir d’achat dont on nous a rebattu les oreilles?

 

Je vous laisse conclure…

 

Par LUCAS - Publié dans : FOUTAGE DE GUEULE
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Jeudi 10 avril 2008

         

 
Quelle n’a pas été ma stupéfaction il y a de cela quelques mois déjà de voir traiter à la télévision d’un cas particulièrement aberrant d’obligation d’aide alimentaire à ascendant. J’y reviendrai par la suite…

 Mais qu’est-ce que l’obligation d’aide alimentaire ?

Il faut pour le savoir aller chercher dans le code civil aux articles 205, 206 et 207. Pour faire court :

  • L'obligation alimentaire est une aide matérielle qui est due à un membre de sa famille proche (ascendant, descendant) dans le besoin et qui n'est pas en mesure d'assurer sa subsistance.
  •   Son montant varie en fonction des ressources de celui qui la verse et des besoins du demandeur. 

 Qui peut en être bénéficiaire ?

Les personnes qui peuvent en bénéficier sont : 

- les conjoints entre eux 

- les enfants, petits-enfants, grands-parents et parents entre eux 

- les beaux-parents, leurs gendres et leurs belles-filles entre eux 

Quelles en sont les modalités d’attribution ?

Elle peut être attribuée : 

- Soit d'un commun accord 

- Soit, à défaut, sur décision du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance dont    relève le créancier 

Existe-t-il des cas de dispense ?

- Lorsque le créancier (celui qui réclame l'aide alimentaire)  a lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur (celui à qui on réclame l'aide), le juge peut décharger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire. (article 207 du code civil)

- Les enfants qui ont été retirés de leur milieu familial par décision judiciaire durant une période d'au moins 36 mois cumulés avant l'âge de 12 ans sont, sous réserve d'une décision contraire du juge aux affaires familiales, dispensés de fournir cette aide alimentaire. 

 Le cas qui m’a interpellé :

De mémoire (que j’espère assez fidèle) le cas de ce Monsieur dont le père abandonne lâchement le foyer alors que son fils était enfant, laissant sa mère seule avec lui sans aucune aide financière, car disparu sans laisser d’adresse comme de bien entendu.

Les années passent… Jamais il ne revoit son père, ni n’en a la moindre nouvelle…

Il  grandit, fonde une famille … Aujourd’hui, sa femme ne travaille pas et ils ont encore un enfant à charge…

Et c’est là qu’un jour, le ciel lui tombe sur la tête car son « géniteur » refait surface : placé aujourd’hui dans une maison de retraite et ne pouvant faire face aux dépenses ainsi générées, il s’est trouvé que la justice a été saisie pour obtenir de ce fils une aide financière !...Le fils devra-t-il payer ?

Je ne sais comment se terminera (ou s’est terminée) cette affaire, mais j’ose espérer que l’article 207 du Code Civil aura mis le fils à l’abri de cette mauvaise surprise… (Le juge peut et non doit).

QUE PENSER DE TOUT CELA?



Quand des parents ont décidé d’avoir des enfants, c’est un choix qu’ils vont devoir assumer…parfois pour longtemps, mais ils ont sciemment fait ce choix, sachant ce à quoi ils s’engageaient le cas échéant… Rien à dire donc sur le bien-fondé de l’obligation d’aide alimentaire dans ce sens parents/enfants.

            Les enfants, quant à eux, n’ont jamais choisi de naître !... Si certains (j’ose espérer la plupart…) s’accommodent bien de leurs parents et sont prêts à les aider si le besoin s’en fait sentir, pour d’autres, ce n’est pas du tout le cas ; ne dit-on pas « on choisit ses amis, pas sa famille !... » Dans certains cas donc, il semble que l’obligation faite aux enfants de subvenir aux éventuels besoins des parents apparaisse nettement plus discutable

            Mais là où l’on atteint des sommets d’hypocrisie, c’est dans quelques cas extrêmes heureusement rares où le parent aujourd’hui à aider a été totalement absent du foyer, incapable d’assumer son rôle de parent, n’ayant aucunement participé à l’éducation, au bien-être de son enfant littéralement abandonné, ayant fui ses responsabilités…et qui un jour se rappelle au bon souvenir de sa progéniture parce qu’il est dans le besoin vers la fin de sa vie et qu’il sait pouvoir réclamer une participation financière à celui (ceux) qu’il avait jusqu’alors superbement ignoré(s), avec quelques chances de succès…

            Est-ce moral ? ou n’est-ce pas pour la société la façon la plus simple de régler un difficile problème financier, et ce,  sans états d’âme ?

  

Par LUCAS - Publié dans : DROITS ET DEVOIRS
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Mardi 1 avril 2008

POUR RECONCILIER CONDUCTEURS DE VOITURES ET ROUTIERS

 

 

    Je roule sur l'autoroute à 130 km/h et me rapproche rapidement de deux poids lourds qui se suivent... Arrivé à 200 mètres du "convoi", je mets mon clignotant et déboîte pour effectuer le dépassement. Je suis presque à sa hauteur quand je dois freiner d'urgence: le second poids lourd vient brutalement de déboîter sous mon nez pour effectuer lui-même un dépassement...
Qui peut se vanter de n'avoir jamais vécu une telle situation? Qui n'a jamais pesté des kilomètres durant derrière un de ces mastodontes qui n'en finissait pas de dépasser un confrère roulant sensiblement à la même vitesse que lui, voyant s'étirer derrière une longue file de véhicules attendant sur la voie de gauche qu'elle se libère enfin pour pouvoir doubler à son tour?
L'énervement, bien compréhensible, est mauvais conseiller: appels de phares, coups de klaxon appuyés, qui ne changeront rien, avec en prime parfois une réponse en forme de bras d'honneur, distinction oblige !
« Qu'y faire? » me direz-vous...

Eh bien, allons faire un tour chez nos voisins Belges, que certains n'hésitent pas à brocarder sur bien des sujets mais qui pourraient à l'occasion nous donner des idées:
    1. En Belgique, tous les véhicules de + de 3,5 t doivent depuis 2007 limiter leur vitesse à 90 km/h. La plupart semblent respecter scrupuleusement cette limitation. Et chez nous?
    2. En Belgique, les distances de sécurité (intervalles de 50 mètres) sont respectées dans la plupart des cas.
    3. En Belgique, en cas de pluie, les véhicules de + de 7,5 t ont interdiction de dépasser...
    4. En Belgique, les poids lourds ont interdiction d'emprunter la 3è voie sur une autoroute qui en est pourvue, et ce pour les + de 7,5 t et même les + de 3,5 t...
    5. Enfin, depuis 2008, une nouvelle réglementation prévoit une interdiction générale de dépasser pour les véhicules de plus de 3,5 t lorsque seules deux voies de circulation sont disponibles sur autoroutes et 2 fois 2 voies hors agglomérations.
Il y a des exceptions, mais en général, les dépassements ne sont pas autorisés pour les poids lourds sur les 2 fois 2 voies, sauf aux heures creuses, de 18 heures à 6 heures du matin pour un bon nombre de ces voies rapides.

Imaginez de semblables lois appliquées en France et demandez-vous si la fluidité du trafic n'en serait pas nettement améliorée et si la cohabitation sur la route entre voitures et poids lourds n'en serait pas meilleure...

 

 

 

                                                             


 

Par LUCAS - Publié dans : COMPORTEMENT
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