DROITS ET DEVOIRS

Mardi 10 novembre 2009

Le permis à points a été adopté en juillet 1989 et jusqu'à cette année 2009 j'étais fier d'avoir conservé mes 12 points  initiaux grâce à une conduite prudente et respectueuse du code de la route.

Après 20 longues années sans aucun problème...

            Première alerte en janvier 2009 : dépassement de vitesse limite sur autoroute, 140 km heure ramenés à 133 avec à la clé un retrait d'un point sur le permis et une amende minorée de 45 € grâce au paiement rapide... Plus que onze points. Normal me direz-vous et je ne peux qu’être d’accord…

                        J'ai enfreint la loi ; j'accepte la sanction...

            Deuxième alerte en mai 2009 pour défaut de port de la ceinture de sécurité en ville : je précise que c'est sur 50 mètres faits à 20 km/ heure (j'avais la mauvaise habitude à cette époque de boucler ma ceinture dans les 10 secondes suivant le démarrage), mais les gendarmes veillaient ... À ma grande surprise (je devrais dire stupéfaction) j'ai écopé de 90 € d'amende en payant sur le champ (c'est lourd!...) et me suis vu retirer trois points sur mon  permis. Bilan : un solde de huit points.

 

                        Et là, je ne peux que réagir vigoureusement. Je respecte la réglementation, mais quand elle est à ce point aberrante, je m'indigne...

 

J'ai repris les barèmes de retraits de points  en fonction des infractions constatées et ces barèmes révèlent bien des surprises :

-- un excès de vitesse est selon moi passible d'une sanction à la mesure du danger qu'il peut  présenter. Or, jusqu'à 20 km/ heure de dépassement (par exemple sur autoroute 150 km/heure) , un point est enlevé et l'amende est modeste (45 € si paiement rapide). Pour en perdre trois il faut avoir roulé entre 160 et 169 km/ heure. Or on perd aussi trois points pour un défaut de ceinture qui ne met nullement la sécurité des autres en danger mais seulement la sienne propre. De plus l'amende dans ce cas est d'un montant double : quelle incohérence !

On vous enlèvera trois points aussi pour :

            -- non-respect des distances de sécurité

            -- circulation sur la voix de gauche

            -- changement de direction sans clignotant... Et j'en passe de ces cas de mise en danger évidents de la vie d'autrui !

 

            En conclusion : je me demande bien quand ceux qui nous gouvernent prendront pleinement conscience de l'incohérence d'un tel barème et feront le nécessaire pour que chaque automobiliste puisse accepter les sanctions qui le frappent sans avoir l'impression de se faire avoir...

                                                                                     Un contribuable écoeuré

Par LUCAS
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Jeudi 10 avril 2008

         

 
Quelle n’a pas été ma stupéfaction il y a de cela quelques mois déjà de voir traiter à la télévision d’un cas particulièrement aberrant d’obligation d’aide alimentaire à ascendant. J’y reviendrai par la suite…

 Mais qu’est-ce que l’obligation d’aide alimentaire ?

Il faut pour le savoir aller chercher dans le code civil aux articles 205, 206 et 207. Pour faire court :

  • L'obligation alimentaire est une aide matérielle qui est due à un membre de sa famille proche (ascendant, descendant) dans le besoin et qui n'est pas en mesure d'assurer sa subsistance.
  •   Son montant varie en fonction des ressources de celui qui la verse et des besoins du demandeur. 

 Qui peut en être bénéficiaire ?

Les personnes qui peuvent en bénéficier sont : 

- les conjoints entre eux 

- les enfants, petits-enfants, grands-parents et parents entre eux 

- les beaux-parents, leurs gendres et leurs belles-filles entre eux 

Quelles en sont les modalités d’attribution ?

Elle peut être attribuée : 

- Soit d'un commun accord 

- Soit, à défaut, sur décision du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance dont    relève le créancier 

Existe-t-il des cas de dispense ?

- Lorsque le créancier (celui qui réclame l'aide alimentaire)  a lui-même manqué gravement à ses obligations envers le débiteur (celui à qui on réclame l'aide), le juge peut décharger celui-ci de tout ou partie de la dette alimentaire. (article 207 du code civil)

- Les enfants qui ont été retirés de leur milieu familial par décision judiciaire durant une période d'au moins 36 mois cumulés avant l'âge de 12 ans sont, sous réserve d'une décision contraire du juge aux affaires familiales, dispensés de fournir cette aide alimentaire. 

 Le cas qui m’a interpellé :

De mémoire (que j’espère assez fidèle) le cas de ce Monsieur dont le père abandonne lâchement le foyer alors que son fils était enfant, laissant sa mère seule avec lui sans aucune aide financière, car disparu sans laisser d’adresse comme de bien entendu.

Les années passent… Jamais il ne revoit son père, ni n’en a la moindre nouvelle…

Il  grandit, fonde une famille … Aujourd’hui, sa femme ne travaille pas et ils ont encore un enfant à charge…

Et c’est là qu’un jour, le ciel lui tombe sur la tête car son « géniteur » refait surface : placé aujourd’hui dans une maison de retraite et ne pouvant faire face aux dépenses ainsi générées, il s’est trouvé que la justice a été saisie pour obtenir de ce fils une aide financière !...Le fils devra-t-il payer ?

Je ne sais comment se terminera (ou s’est terminée) cette affaire, mais j’ose espérer que l’article 207 du Code Civil aura mis le fils à l’abri de cette mauvaise surprise… (Le juge peut et non doit).

QUE PENSER DE TOUT CELA?



Quand des parents ont décidé d’avoir des enfants, c’est un choix qu’ils vont devoir assumer…parfois pour longtemps, mais ils ont sciemment fait ce choix, sachant ce à quoi ils s’engageaient le cas échéant… Rien à dire donc sur le bien-fondé de l’obligation d’aide alimentaire dans ce sens parents/enfants.

            Les enfants, quant à eux, n’ont jamais choisi de naître !... Si certains (j’ose espérer la plupart…) s’accommodent bien de leurs parents et sont prêts à les aider si le besoin s’en fait sentir, pour d’autres, ce n’est pas du tout le cas ; ne dit-on pas « on choisit ses amis, pas sa famille !... » Dans certains cas donc, il semble que l’obligation faite aux enfants de subvenir aux éventuels besoins des parents apparaisse nettement plus discutable

            Mais là où l’on atteint des sommets d’hypocrisie, c’est dans quelques cas extrêmes heureusement rares où le parent aujourd’hui à aider a été totalement absent du foyer, incapable d’assumer son rôle de parent, n’ayant aucunement participé à l’éducation, au bien-être de son enfant littéralement abandonné, ayant fui ses responsabilités…et qui un jour se rappelle au bon souvenir de sa progéniture parce qu’il est dans le besoin vers la fin de sa vie et qu’il sait pouvoir réclamer une participation financière à celui (ceux) qu’il avait jusqu’alors superbement ignoré(s), avec quelques chances de succès…

            Est-ce moral ? ou n’est-ce pas pour la société la façon la plus simple de régler un difficile problème financier, et ce,  sans états d’âme ?

  

Par LUCAS
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